7. Crise de la dette et Décroissance : le plan B

7. Crise de la dette et Décroissance : le plan B from Décroissance – Degrowth on Vimeo.

Liste des vidéos : http://www.decroissance2012.fr/?page_id=374
Entretiens filmé de Vincent Moreau, pour le collectif Décroissance 2012, avec Vincent Liegey du Parti Pour La Décroissance.

Pour signer l’Appel : decroissance2012.fr
Plus d’infos : partipourladecroissance.net
Contact : contact@decroissance2012.fr

Pour aller plus loin :
- AAA : le drame est-il celui qu’on croit ? : partipourladecroissance.net/?p=6804
- Attac s’adresse aux candidats à la présidentielle : voici la réponse de la candidatE de la Décroissance : decroissance2012.fr/?p=357
- Crise de la dette : le plan B est dans l’oBjection de croissance :partipourladecroissance.net/?p=6444

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Tous de trop ?

Penser une société où chacun ait sa place.

Les réformes se succèdent dans notre pays, laissant un goût très amer dans la bouche des citoyens. Après nous avoir très pédagogiquement expliqué que nous devions sauver les banques d’une faillite dont elles étaient responsables et ce pour éviter une catastrophe qui aurait touché chacun d’entre nous, on nous explique maintenant que les responsables de la crise, c’est… nous.

Car bien entendu, nous sommes tous en trop. Nous vivons tous aux crochets de quelqu’un. Lire la suite

Attac s’adresse aux candidats à la présidentielle : voici la réponse de la candidatE de la Décroissance

Attac a interpellé les candidats à la présidentielle par 4 questions. Le collectif Décroissance 2012 y a répondu. Attac a commenté.

Téléchargez la réponse du collectif décroissance 2012

à Aurélie Trouvé et Thomas Coutrot
coprésidents d’Attac France
21 ter, rue Voltaire
75011 PARIS

Madame la présidente,
Monsieur le président,

La Décroissance est candidatE pour 2012. http://www.decroissance2012.fr/

Préambule
En tant qu’objecteurs et objectrices de croissance nous ne pouvons que remettre en question la légitimité démocratique d’institutions comme le G20 : pourquoi seulement 20 pays, qui plus est les plus puissants économiquement devraient décider de la marche du monde ? De même au sujet de l’Union Européenne et notamment des différents traités économiques, comme le traité de Lisbonne, qui ont été imposés sans aucun débat démocratique (quid du référendum sur le traité de constitution européenne).

Si nous pensons qu’il est souhaitable d’avoir des institutions mondiales et européennes, celles-ci doivent se construire de manière participative et transparente dans l’intérêt des peuples et non pas d’une oligarchie.
Ainsi, nous souhaitons que ces institutions mondiales se ré-organisent autour de l’Organisation des Nations Unies réformée (plus de membre permanent ni de droit de véto). De même, pour l’Union Européenne, il est nécessaire de revenir sur le traité de Lisbonne et de mettre en place une assemblée constitutive susceptible de proposer des institutions vraiment démocratiques à l’échelle européenne, en particulier en se réappropriant la Banque Centrale Européenne et donc la création monétaire, outil essentiel pour accéder à des politiques de transitions vers des sociétés soutenables et souhaitables.

1 – Régulation financière
Nous n’avons pas seulement besoin d’une régulation de la finance, mais tout simplement de sortir de la finance pour revenir à une économie réelle.
Ces dernières années, nous avons assisté à une financiarisation de l’économie qui a permis de gonfler de manière artificielle la croissance économique en permettant des endettements privés et publics toujours plus vertigineux. Le système économique actuel a besoin de toujours plus de croissance et de capital pour survivre. L’absence de croissance entraîne l’impossibilité de rembourser ces dettes, privé (c’est ce que nous avons vu en 2008 avec la crise dite des Subprimes) ou publique (c’est ce à quoi nous assistons en particulier en Grèce, Espagne, Italie, États-Unis…), l’explosion des bulles spéculatives dont les premières victimes sont les plus précaires, avec montée du chômage, casse des aides publiques et des services publics.
Notre système économique, basé sur la croissance, est condamné à croître toujours plus ou sinon à s’effondrer. Malheureusement, une croissance économique infinie dans un monde fini est une absurdité. Nous sommes en train d’atteindre les limites de la croissance, notamment en flirtant avec le pic de pétrole. Le pic de pétrole ne fait que précéder un pic de PIB, que nous allons subir quoi qu’il arrive. Il est donc important d’appréhender ce pic dans une perspective démocratique, plutôt que de perdre notre démocratie à essayer de sauver une impossible croissance.

2- Financement des urgences sociales et écologiques
Les crises sociale et écologique, auxquelles nous pouvons ajouter les crises énergétiques mais aussi culturelles, politiques et démocratiques, ne pourront pas être résolues avec des réformes à la marge. Il s’agit d’une crise anthropologique, de la fin d’une civilisation. Il faut donc réfléchir, non pas à réformer un système qui nous amène droit dans le mur, mais à comment sortir économiquement et aussi culturellement de notre toxico-dépendance à la croissance et à la consommation.
Afin d’initier cette transition vers de nouveaux modèles de société soutenables (d’un point de vue écologique, énergétique mais aussi économique) et surtout souhaitables (plus de démocratie participative, réappropriation du sens que l’on donne à sa vie, plus grande justice sociale…), nous proposons la mise en place d’une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) nécessairement couplée à un Revenu Maximum Autorisé (RMA). Cette dotation a pour but aussi de relocaliser l’économie tout en préservant les solidarités nationales et internationales, de s’émanciper de la centralité de la valeur travail et du capitalisme pour s’orienter vers l’autogestion, de tendre vers des souverainetés alimentaires et énergétiques en sortant de notre dépendance aux ressources finies (en particulier le pétrole) et de participer à une réappropriation de la politique. Cette dotation serait versée de la naissance à la mort de manière inconditionnelle, en droit de tirage (énergie, eau, alimentation), d’accès (logement, éducation, santé, transport), en monnaies locales fondantes et éventuellement, pour partie, en monnaie nationale.

Plus d’infos : http://www.partipourladecroissance.net/?p=4144

3- Banques
Il est nécessaire de remettre l’économie et son outil principal, la création monétaire, à sa place. Les banques doivent être des outils permettant d’instaurer des politiques ambitieuses de transition vers de nouveaux modèles de société soutenables (d’un point de vue écologique, énergétique mais aussi économique) et surtout souhaitables. C’est pourquoi nous souhaitons une réappropriation publique et politique des banques privées et des banques centrales afin de maîtriser la création monétaire.
Il faut aujourd’hui sortir de la religion de l’économie, mais aussi du productivisme, et questionner : qu’est-ce que l’on produit ? Comment on le produit ? Pour quel usage ?
De la même manière, la création monétaire, les dettes, l’emprunt doivent être questionnés. Il faut poser collectivement et démocratiquement la question du sens et réorienter nos politiques, en s’appuyant entre autres sur les banques, pour initier cette transition.
En particulier, nous privilégierons la création de banques locales et de monnaies locales fondantes, associées à des projets participatifs de relocalisation, où la dimension humaine sera centrale : repolitisation de la société et resocialisation de la politique, réflexion sur la convivialité, prise en compte des questions de sens et de soutenabilité.

4- Dette
Vouloir essayer de rembourser des dettes, en particulier publiques, à coup de plans d’austérité et en espérant le retour de la sacro-sainte croissance n’a pas de sens. Premièrement, on atteint les limites de la croissance, notamment avec les limites de production de pétrole mais aussi de beaucoup de ressources de base (minerais, métaux, énergie…). Cela entraîne une augmentation drastique des prix aussitôt que l’on retrouve un peu de relance. Ces plans de relance ne peuvent qu’être stériles.
Deuxièmement, parce que même si cela était possible, ces plans d’austérité sont injustes et condamnent le futur en détruisant en premier lieu les budgets comme ceux de l’éducation, de la culture et de l’écologie. Les plans d’austérité, en créant autant d’injustices sont le meilleur moyen d’exclure une part toujours plus grande de la population, de créer les conditions d’explosions sociales et la montée des mouvements d’extrême droite.

Essayer en vain de rembourser ces dettes, c’est essayer de sauver l’oligarchie financière et son hégémonie sur le monde. Mais c’est aussi mettre en péril la démocratie.
Au contraire, il faut se réapproprier la création monétaire, annuler totalement ou partiellement les dettes publiques et certaines dettes privées, et commencer à construire ensemble de nouveau modèles économiques souhaitables et soutenables. C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’une DIA associée au RMA.

Pour aller plus loin : http://www.partipourladecroissance.net/?p=6444

La véritable dette que nous allons laisser à nos enfants et à nos descendants sur plusieurs générations, est la dette écologique avec le gâchis des énergies et des matériaux non renouvelables, l’effondrement de la biodiversité, la pollution chimique, mais aussi l’appauvrissement des sols, ainsi que la dette sociale et culturelle, avec une société devenue incapable de se donner des limites, une société consumériste du toujours plus, de la perte de sens, une société capable d’accepter des inégalités devenues insupportables.

En espérant avoir répondu à vos questions,
Bien cordialement,

Collectif Décroissance 2012
contact@decroissance2012.fr
http://decroissance2012.fr/

Mieux partager le gâteau, limiter sa taille, et aussi lui donner un meilleur goût !

La Décroissance cherche des réponses pour « mieux partager le gâteau, limiter sa taille, et aussi lui donner un meilleur goût ! »

  • mieux partager le gâteau : pour des raisons sociales (augmentation des inégalités dans le rapport nord/sud, et à l’intérieur de chaque pays),
  • limiter sa taille : pour des raisons environnementales (la déplétion des ressources, la rapidité du changement climatique, et les pollutions),
  • lui donner un meilleur goût : quand bien-même les périls sociaux et environnementaux ne menaceraient pas, il s’agit de retrouver le sens de nos vies (frustrations, concurrence, adaptation au techno-scientisme, pub, toujours plus, aliénation au travail, etc.).

Le chômage a une histoire

Documentaire en 2 parties (2 x 52 min) du réalisateur sardon Gilles Balbastre (2001).

Voir le film en ligne :

Première partie : 1967 – 1981 (52 min., Vidéo haut-débit)
Seconde partie : 1981 – 2001 (52 min., Vidéo haut-débit)

Résumé du film :

Le chômage est une invention récente, née avec le salariat. La diminution du nombre de chômeurs durant les dernières années ne doit pas faire oublier que notre pays vit encore, depuis plus de trente ans, une période de chômage de masse inédite dans son histoire. La crise de 1929 avait certes provoqué une augmentation rapide du nombre de chômeurs, mais jamais dans telle proportion ni sur telle durée. Le chômage a une histoire retrace en deux volets les grandes étapes du phénomène de 1967 à 1981, puis de 1981 à 2001. Chaque volet s’appuie sur des témoignages d’hommes politiques qui étaient au pouvoir à l’époque, mais aussi sur des images d’archives, des reportages sur les hommes et les femmes sans emploi, des fictions ou des émissions de télévision. Cette histoire est évoquée selon une double chronologie. La première est constituée des étapes de la montée du chômage : le cap des 500 000 sans-emploi, du million en octobre 1975, etc. Une autre chronologie retrace l’histoire du chômage à partir des idéologies et des événements marquants de chaque époque. Lire la suite

La révolution par la gratuité (Paul Ariès)

La perspective révolutionnaire est-elle morte avec l’effondrement du modèle soviétique? Ne peut-on penser pourtant que la crise écologique rend plus actuelles et urgentes que jamais les grandes questions que posaient jadis les différentes familles socialistes?

Le moment est incontestablement venu d’en finir avec une certaine gauche c’est-à-dire avec sa vision de l’histoire, sa conception du politique, son rêve d’un gâteau toujours croissant. En finir avec cette gauche-là est nécessaire pour retrouver, sous ses sédiments solidifiés, le sang qui vivifiait autrefois ses rêves, ses valeurs, ses projets, ses combats, ses conquêtes.

Tout se passe comme si nous avions perdu la capacité d’imaginer un autre monde en raison de ce «trop plein de réalité» qui nous broie et interdit toute évasion. Comment croire qu’être «révolutionnaire» puisse être de revendiquer le SMIC à 1500 euros «tout de suite» face à une gauche réformiste qui le promet pour un peu plus tard ? Si cette identité doit être conservée, être de gauche n’est-ce pas d’abord défendre les dimensions non-économiques de nos existences et de la société, valoriser les cultures populaires, c’est-à-dire se refuser (individuellement et collectivement) comme forçats du travail et de la consommation? Certes, si on ne croit plus en la possibilité de construire une société plus fraternelle, le SMIC à 1500 euros devient une revendication confortable et même juste socialement, car comment pourrions-nous accepter de renvoyer dos à dos exploités et exploiteurs, dominants et dominés, salauds et pauvres types. Mais si nous croyons toujours en la possibilité de rouvrir le champ des possibles, faut-il accepter ce corporatisme qui entretient le système qui nous aliène plus qu’il ne le combat ?

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